« Son écriture fine, précise, maîtriseé (j’irais jusqu’à dire acérée si l’adjectif n’évoquait pas une certaine forme de cruauté), ne dit que l’essentiel et permet à l’instant choisi, au moment qui constitue le coeur de chaque nouvelle, de rayonner dans toutes les dimensions de l’existence humaine, nous conduisant à prendre en quelques paragraphes à peine la pleine mesure d’une vie, la profondeur et la complexité d’un être vivant. »
Facebook« Geneviève Boudreau, nous apprend à voir et à écouter, à saisir le moment qui se défile, qui secoue les choses et les émotions. Des textes vibrants où le non-dit devient une présence troublante. Une écriture belle de simplicité, de mots qui pèsent de tout leur poids. Encore une fois, la magie et la force de la littérature, des nouvelles qui me font lever la tête devant les premières outardes à s’aventurer dans le ciel de ce matin frisquet, me demander où j’en suis dans cette course qui n’a jamais arrîté de me bousculer. Vivre, c’est peut-être jongler avec une petite question sans jamais trouver de réponse. »
Littérature du Québec« Les nouvelles sont courtes [...]. Mais chacune concentre suffisamment de fines observations pour que chaque fois, tout un monde s’y déploie. La nature est d’ailleurs décrite de telle manière qu’on la ressent physiquement : chaussures qui s’enfoncent dans le sol, humidité d’un tronc qui mouille les fesses, arbres courbés comme des vieillards, épaisseur tranquille de la lumière... C’est toute cette beauté qu’on retient de la lecture, beau paradoxe d’un livre qui veut remplacer la joliesse de la vie à la campagne pour lui rendre sa froide réalité. Marquant et saisissant. »
Le Journal de Montréal