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Les Malades métaphores

Hugo Satre

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9782764629239



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Les Malades métaphores

« Ces livres de malades, de malades métaphores qui, comme Fritz Zorn, s’inventèrent écrivains afin de vivre une vie à laquelle pouvoir mourir quand frappe le cancer, est-ce cela l’expérience dont on parle quand on dit, à propos de leur lecture, cela me fait du bien ? Non, cela me fait exister en me portant auprès de la mort, cela me fait entrer dans la connivence littéraire de la maladie. Cela agrandit une vie en dressant la toile sur laquelle elle fait fond. Cela alourdit de vie la mort et de mort la vie. Cela me permet de penser que ma mort à moi sera possible. Autrement, ce sera la mort, une mort, sans vie, sans personne, sans vérité. » Prenant le parti ingouvernable de l’étrange, liseur d’Artaud, de Duras, d’Acker, de Genet, de Mann et, bien sûr, de Zorn, Hugo Satre perçoit dans ces livres autant de fusils pointés qu’il fixe avec élégance.

Parution : 23 février 2026, 112 pages

ISBN-13 : 9782764629239

22,95 $
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* Prix en dollar canadien. Taxes et livraison en sus.

« « L’essai d’Hugo Satre ne se résume pas. Il se lit. Chercher à synthétiser sa pensée entraînerait trop de pertes, laisserait en plan la colère qui l’anime, l’étrangeté et la brillance dont il fait montre. Cette brillance dont parle l’essayiste, je n’en ai glissé mot, lecteurs et lectrices la découvriront par eux-mêmes. En fait, au moment de poser la plume, je réalise que je n’ai à peu près rien dit, tant cet ouvrage est riche. La brillance métaphorique du mortifère y atteint son point culminant. Et si l’ensemble paraît fort savant — ce qui est un luxe dont nul ne saurait se plaindre —, si l’auteur, par moments, comme hors de notre portée, s’élève très au-dessus dans les nues ou, tel un éclaireur, arpente dans les entrailles du littéraire les plus sombres galeries de la métaphore — cela aussi étant un luxe somme toute appréciable —, un lyrisme contenu chez lui produit ultimement sa plus belle fleur. Il s’agit d’une lettre d’amour pudiquement adressée à la mère malade. »

Daniel Guénette , Le blogue de Dédé blanc-bec

« Lecture déroutante, s’il en est, que celle de cette ode à la perte, la seule perte qui compte, le corps en déroute pourchassé dès sa naissance par la mort toujours triomphante, cette inguérissable maladie de la mort. Reste, en fin de compte, la métamorphose qu’offre toute littérature qui se tient, qui sait parler avec les mots justes, dire la cruelle réalité entre bien et mal, métaphore du non dit, du trop évident, du non-montrable, la mort dans toute sa laideur et splendeur. »

Jacques Lanctôt, Journal de Montréal

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